Solidarité avec le Venezuela!

Par Marie-Laurette Numa, Haïti Liberté, édition du7 au 13 juin 2017 

Comme tout pays qui se veut indépendant et souverain de l’Amérique, vous n’avez qu’à faire face au grand gendarme du monde dont sa philosophie dominante est  : L’Amérique aux Américains. On devrait plutôt dire  que l’Amérique est aux Etats-Unis. En effet, depuis sa révolution bolivarienne sous l’ère du commandant Hugo Chavez, le peuple frère du Venezuela est soumis à une politique de déstabilisation sans pareille. La disparition de Chavez au lieu d’amoindrir la campagne n’a fait que l’accélérer davantage puisque les forces réactionnaires font feu de tout bois pour essayer de mettre un terme à ce processus révolutionnaire en cours. Il est tout à fait évident que la voie choisie par le Venezuela ne sera jamais tranquille tant que le pays continuera de « menacer » les intérêts américains et tant qu’il constituera une alternative de société crédible pour de nombreux pays dans le monde. 

L’impérialisme étasunien essaie de mettre tout en oeuvre pour y parvenir. Ces émeutes sont organisées par de petits groupes de jeunes bourgeois et petit-bourgeois qui veulent renverser le gouvernement démocratiquement élu du président Nicolás Maduro. Ces derniers ne souffrent pas de l’inflation, ni du manque d’approvisionnement de produits alimentaires. Face à cette campagne, les vrais progressistes anti-impé- rialistes doivent se rallier pour défendre l’acquis révolutionnaire que représente le Venezuela. La seule façon de répondre efficacement à ces émeutes contre-révolutionnaires est la mobilisation massive et organisée des travailleurs et la solidarité des peuples frères à ne pas jouer le jeu de l’ennemi. 

Ainsi le gouvernement cubain n’a jamais cessé d’apporter son soutien au peuple du Venezuela. Raul Castro, le pré- sident de Cuba a appelé à la mobilisation internationale en défense de la souveraineté et de l’indépendance du Venezuela et pour la fin des actes d’ingérence dans ses affaires intérieures. Il a ainsi souligné et manifesté sa confiance que de nouvelles victoires de la révolution bolivarienne chaviste viendront sous la direction du président Nicolas Maduro contre l’offensive de déstabilisation menée par la droite, encouragée et soutenue de l’extérieur. « Nous avons confiance dans l’engagement des révolutionnaires vénézuéliens et de leur peuple, dans sa majorité bolivarienne et chaviste, à défendre l’héritage inoubliable du pré- sident Hugo Chavez » 

« Nous sommes convaincus que, comme il l’a fait en 2002 pour empêcher le coup d’Etat contre le président Chavez, le peuple vénézuélien, l’union des citoyens et des militaires ne laisseront pas les réalisations de la révolution être démantelées et sauront comment transformer ce revers en victoire » a-t-il ajouté. 

Le Parti communiste du Venezuela pour sa part appelle et mobilise le plus largement possible aux manifestations organisées pour défendre la révolution bolivarienne et la souveraineté du pays face aux manifestations de l’opposition de droite soutenue par les ingérences impérialistes. « A côté des drapeaux et banderoles du PSUV, parti du gouvernement, on ne pouvait pas manquer aussi les symboles du Parti communiste, du PPT et des REDES, bien que ces forces aient exprimé dernièrement de vives critiques à l’encontre de la politique du gouvernement. Malgré toutes les différences, comme l’ont écrit ces trois formations dans un communiqué commun la veille, il n’est pas question de déroger à la défense des positions antiimpérialistes et bolivariennes ». 

Alors ce que veut l’impérialisme américain, ce n’est pas seulement de renverser les réussites de la Révolution Bolivarienne, mais leur objectif est de réussir que toute l’Amérique revienne au néolibéralisme oppresseur, opprimant et exploitant. Il rêve que tous les pays du continent n’aient pour dirigeants que des mercenaires, des hommes paille sans colonne vertébrale à l’instar d’un Michel Martelly ou d’un Jovenel Moise. Il rêve de piller toutes les ressources du continent de sorte que ces citoyens appauvris vivent dans la crasse et la misère à l’image de notre pays, Haïti. Voilà ce que veulent les Etats-Unis et leurs alliés de la classe dominante vénézuélienne corrompue pour le peuple du Venezuela. 

Nous applaudissons des deux mains la position du gouvernement actuel d’Haïti sur ce cas bien précis quand le 28 mars dernier notre ambassadeur à l’OEA, Harvel Jean-Baptiste a fustigé le secrétaire général de l’OEA, le très ré- actionnaire Luis Almagro. Cependant, il y a beaucoup d’haïtiens qui sont plus royalistes que le roi. Ils sont plus réactionnaires que Marco Rubio, le très réactionnaire sénateur républicain lui-même, tellement ils sont inféodés à la politique de restavèk. 

Sur les ondes de la «  Radio Pa Nou  » émettant à New York, nous avons entendu un des animateurs du Programme «  Haïti en onde- Sérum vérité  » s’écrier dimanche dernier qu’il n’a aucune estime pour le régime en place au Venezuela. Répétant comme un perroquet le slogan des contrerévolutionnaires à la solde des EtatsUnis de Trump que «  Maduro est un dictateur ». Qui pis est, il a pris comme prétexte, faisant semblant de ne pas comprendre l’accord de Petro Caribe signé entre l’Etat Vénézuélien et celui d’Haïti sous les gouvernements respectifs de Chavez et de Préval pour mieux créer la confusion. Comme quoi Maduro aurait distribué de l’argent à Martelly et à Lamothe, et l’ambassadeur Véné- zuélien en Haïti Pedro Antonio Canino Gonzalez a approuvé le gaspillage. Certes l’ambassadeur peut prendre une position humiliante ; mais cela ne peut en aucune circonstance permettre de nier le rôle qu’a joué le Venezuela dans le monde depuis l’avènement de la révolution bolivarienne. Quoique remplie de faiblesse, nous ne pouvons pourtant pas la jeter pour embrasser le monstre impérial. Nous faisons référence au journaliste et pasteur Jean Elie TH. Pierre-Louis. 

Il faut n’avoir aucune gêne, pour se poster et presser la main même à Laurent Lamothe, Joseph Lambert et Kelly C. Bastien. Il ne manquait à cette photo que Michel Martelly et Roro Nelson pour que le comble soit complet. 

« Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es ». Vous essayez de dé- fendre l’ennemi traditionnel des peuples contre le monde socialiste et progressiste. On est clair qu’aux dernières élections, vous supportiez la Plateforme Pitit Desalin, en organisant des ramassés de fond ; alors que pour autant vous êtes coordonateur de Fanmi Lavalas à Palm Beach. Sans oublier que l’ex-sénateur Hector Anacacis quand il parle des deux repré- sentants de Lapeh aux Etats-Unis, il ne cite que Augusto Saint-Vil et le pasteur Jean Elie TH. Pierre-Louis. 

Un homme de cette trempe ne pouvait penser autrement au sujet de la révolution bolivarienne. Il ne saurait prendre position pour la cause noble des peuples en lutte. Ce n’est pas sans raison qu’il s’acharne à supporter les forces réactionnaires vénézuéliennes dans l’unique but de semer le chaos et de saborder l’économie. Malgré que Kim Ives, un journaliste du journal Haï- ti Liberté ait essayé de lui expliquer les nuances, de lui prêcher l’évangile de la conscience de classe, n’empêche, il reste confortable dans sa position de soutenir les Etats-Unis contre Maduro. Il se laisse emporter par le mal, par Satan comme le président Chavez avait qualifié son homologue des Etats-Unis Bush junior. 

Il n’y a pas longtemps, soit deux semaines de cela, le professeur Henriot Dorcent, dans ce programme lui a bien expliqué que le coup qui est en cours contre Maduro est pareil à celui que l’impérialisme avait concocté contre Jean Bertrand Aristide en Haïti en 2003- 
2004. Ce sont les mêmes propagandes et le but est clair de renverser le gouvernement par tous les moyens. Satan lui a bouché les oreilles, il est revenu à la charge dimanche dernier et personne d’autre à l’émission ne pouvant l’aider puisque Kim à lui seul ne pouvait pas le tourner vers le salut. 

Pasteur Pierre-Louis votre message ne passera pas ! Retirez-vous Satan! 

Nous espérons qu’en ce moment véritablement critique pour tout mouvement progressiste révolutionnaire anti-impérialiste en Amérique, notre tâche aujourd’hui est de nous opposer de toutes nos forces à l’assaut des réactionnaires et des impérialistes de tout bord en appelant un chat un chat. Nous devrons nous solidariser dans les rues et partout pour non seulement soutenir le Gouvernement démocratiquement élu de Nicolás Maduro qui représente la continuité de la Révolution Bolivarienne d’Hugo Chávez, mais surtout pour contrer l’ingérence impérialiste qui soutient la contre-révolution intérieure. 

Pasteur Pierre-Louis votre message ne passera pas  ! Vive la lutte du peuple Vénézuélien ! Longue vie à Maduro ! Longue vie au socialisme du 21ème siècle! Vive la lutte du peuple haïtien  ! Haïti-Venezuela même lutte, même combat contre toutes les pratiques de l’impé- rialisme partout où elles se manifestent.